Le mois de février est le mois le plus long de l'année, c'est bien connu. La froidure qui mord, la grisaille qui rampe, la déprime qui ronge. Le mois de février est le mois le plus long de l'année, et ce particulièrement les années bissextiles.

Alors ces années-là surtout il nous faut résister. Nous épauler des quatre coins de l'univers. Nous écrire, nous parler. Nous raconter des histoires. "29 jours", c'est l'entreprise qui tord le cou à ce mois sinistre, qui fait vriller février.


samedi 20 février 2016

20 février 2016

 "Aujourd'hui mes rêves sont retombés comme des
vaches sur le plancher de la Terre …"
pour l'Internationale Ecritu rien ?
Joël


Contribution du jour d'hui, bonne soirée. Brigitte

Aujourd'hui, ce soir il est l'heure de s'asseoir. Bienvenus les visiteurs, vacancière, bienvenus le silence et le calme aussi. Les deux en alternance me semblent si bons, tant d'un côté que de l'autre. Richesse d'une réunion chaleureuse, richesse de mille et une façons de s'exprimer, s'écouter tous en rond dans le salon. Richesse des moments passés en amitié avec ma visiteuse bretonne. Richesses d'un petit goûter complice cette fin d'après-midi pour clore l'effervescence des deux jours . "Tout est bon à prendre, il n'y a rien à jeter". Hier et ce jour furent bienvenus et riches, en même temps que fort remplis. A cet instant, le calme riche et bienvenu itou, reprend ses droits.

Surgissent alors immédiatement, dans ce creux du temps et je les laisse se dire :


• les signaux de la Nature qui se prépare à colorer les arbres, les bois et les jardins de boutons prometteurs et de fleurs en gloire. Ils sont manifestes. Les oiseaux répètent dès potron minet leur concert d'ouverture, s'égosillant pour évoquer la légèreté, l'élan, la joie. Tout autour de nous annonce la splendeur du renouveau. C'est purement réjouissant, le partager en a comme relevé l'intensité !


• les restes d'une conversation fameuse à propos de "l'authenticité". Comment appréhender sa vérité propre, avec quels répères pour la reconnaître. Comment vivre celle-ci, être en accord avec elle et la pratiquer au quotidien où contacts, conventions sollicitent pour nous en éloigner. Un sujet de cet ordre a amené des accents de sincérité, des paroles à découvert dans la confiance du cercle. Ce fut purement réjouissant, le large partage en a décuplé les effets !


• les projets de vacances, où nous pourrons louer une maison à six, sept amis, où nous aurons des loisirs à réaliser ensemble, des heures à investir dans la solidarité, le rire, le plaisir de découvrir, se découvrir, ont demandé de préciser attentes et espérances, ont sollicité choix et mise en cohérence entre les postulants. Envisager la créativité toute en humanité pour les loisirs d'été, fut purement réjouissant, en débattre en a accru l'avant goût parfumé !

C'est donc avec ces pensées relatives à mes journées de fin de vacances prenant fin, que je me laisse bercer par les soupirs du soir, par le ralentissement du rythme ambiant, le déclin de la lumière. Tout se tamise pour ne laisser qu'un état de confort et de bien-être, non pour atteindre la béatitude, point d'ambition démesurée, mais pour atteindre la sensation de me sentir benoîte.
Il me reste ça, cette sensation. Effet purement réjouissanr à savourer silencieusement, sans plus tarder !



20 février….

Aujourd’hui, je fais dans le gris !!!
Gris à choisir pour les meubles de ma future cuisine…gris ciment, gris ardoise, gris perle, gris souris, gris anthracite.. ….
Tissus gris pour réaliser un patchwork de 1Mx1M sur le thème de « grigri » qui ne doit comporter que des nuances de gris… Puis, je gribouille le plan sur un bout de papier …
Je mets ma matière grise au repos, quoiqu’ il me faille calculer, mesurer, tracer, assembler…
Au dehors, grisaille…. Je fais la grimace…et me trouve grise mine…
Me faut trouver une occupation plus grisante… Tiens ! écrire quelques mots!

Dominique D

vendredi 19 février 2016

19 février 2016



Le mois de Février a ses trésors cachés aussi, comme la fleur du noisetier que peu de gens connaissent,(moi même j'ai attendu un demi siècle pour élucider ce mystère...)
Depuis la fin Janvier tout le monde a pu apercevoir (au moins dans la partie centrale de l'hémisphère nord) les chatons plein les noisetiers chargés de pollen jaune ...
mais qui s'est inquiété de savoir comment étaient leurs fleurs ??? elles sont très discrètes cachées comme des petits bourgeons avec une mini étoile de mer au bout, des pierres précieuses couleur rubis ! ! ! et sans fleurs pas de noisettes ...




 

Cher Monsieur,

Je vous remercie de prendre en compte mes textes et de les faire circuler. Neanmoins je me permettrais de vous reprocher de ne pas les prendre tout à fait comme ils sont ecrits et transmis. Vous y apportez des courants d' air qui ne sont pas les miens, en ajoutant des interlignes pour créer des paragraphes, et aujourd'hui intervention sur l'orthographe....vous avez ajoutez la négation à "rien (n') augurait ". J'avais hésité dessus....mise puis retirée, je l'ai d'autant plus remarquée. Ce qui signifie que vous etes susceptible de "tripatouiller " ce que l' on envoie.
Je préfèrerais que mes petits billets restent en l'état. A mes yeux ils doivent conserver l'esprit "hic et nun" qui guident leur ecriture, sans vouloir les passer au crible de "la belle ecriture". Vous avez également supprimé la mention où j' indiquais que j'utilisais une tablette. Ce qui si on y reflechit indique les conditions de redaction....la mobilité....peut-etre l'inconfort...mais aussi la spontanéité. Detail donc qui participe de l'esprit du texte me semble-t-il.
Soyez gentil, ne faites plus le prof....et laissez vivre mes propositions à leur manière.
Bonne nuit.
Edith Eyriolles




Chère Edith,

Votre mot me touche beaucoup.
Figurez-vous qu'outre le fait d'animer des projets de création participatifs, je suis actuellement en formation pour devenir infirmier après avoir été aide-soignant pendant plusieurs années. Là où votre mot rencontre mes préoccupations, c'est sur la question de la toute-puissance. Je m'interroge sur la "toute-puissance" du soignant, parce qu'il a le savoir, parce que le malade est souvent diminué physiquement, dans un environnement qu'il ne connaît pas, et parce que le soignant croit parfois qu'il peut tout guérir, tout réparer. Bien évidemment, se comporter ainsi en tant que soignant, souvent inconsciemment, c'est courir à la catastrophe. Sentiment de trahison pour le patient à qui on a laissé croire qu'on, pouvait le remettre à neuf, sentiment d'échec pour le soignant quand le malade ne guérit pas, quand la maladie l'emporte...

Et "29 jours", alors, me direz-vous ?

Eh bien avec ce projet d'écriture, c'est comme si je prenais soin du projet global et des contributions de chacun. Du coup, oui, je corrige des fautes, je supprime des espaces, je remets en page, je fais sauter des commentaires qui me semblent "périphériques" aux textes... Dans l'intention de rendre chaque contribution bien léchée, bien fignolée, bien présentable... Je suis dans la "toute-puissance"...

... Et du coup je vais à l'encontre d'un autre aspect que souhaitais préserver pour ce projet (ce que vous avez fort bien pointé) : la spontanéité.

Tripatouillages ? Oui, vous avez raison. Trahison ? Je n'irai pas jusque là. Mais votre mot m'a permis de réfléchir. Je vous promets d'essayer d'être le moins interventionniste possible sur les prochaines contributions, de ne pas vouloir les passer au crible de "la belle écriture" et de les "laisser vivre à leur manière" comme vous le dites si bien.

Très cordialement,

Jean-Charles BOILEVIN
pour l'Internationale Ecrituriste



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19 Février

Aujourd’hui, rien ne me vient…Longitude et latitude =0..
La tension sur une route « miroir » ce matin… et le réveil du soleil qui tardait… Pourquoi ne réchauffe-t-il pas l’atmosphère, ne fait- il pas passer les degrés au-dessus de zéro…
Zéro, chiffre signifiant « vide »…..
Pas de panique !!! 0° degré, c’est pas le vide, ni le néant, c’est juste la température où l’eau se transforme en glace…On apprend ça à l’école…Enfin, dans le temps, on apprenait ça à l’école…Aujourd’hui, n’allant plus à l’école, je ne sais ce qu’on y apprend…
On apprenait aussi que Charlemagne fut couronné empereur en l’an 800( tiens ! 2 zéro et un 8 qui finalement contient 2 zéro rétrécis)
Aujourd’hui, jour de signe ? ou de cygnes ??? Ce soir, des dizaines de cygnes, rassemblés aujourd’hui, sur un banc de sable à peine dégagé, à Chaumont sur Loire alors que la crue de la Loire envahit les berges…Leur lieu de rassemblement ??? Déjà l’an passé, les avais repéré….
Faudra que je prenne le temps, mais pas aujourd’hui, d’aller y voir de plus près…
Aujourd’hui est née une nouvelle curiosité…..
J’aime les aujourd’hui où je me pose des questions, j’aime les aujourd’hui où j’apprends…
Des « aujourd’hui « qui donnent de quoi nourrir des « demain »


Dominique D

jeudi 18 février 2016

18 février 2016

"t'as de beaux yeux tu sais "
 
Quand la vedette est là

Il y a quelques jours j'ai decouvert Pascal Obispo. Juste vaguement l'avoir vu aupres d'Halliday, il y a longtemps dans un de ces grands concerts, c'est tout ce que je connaissais de lui, et son succès m ' échappait. Ce soir là, il faisait une entrée  surprise dans une emission télé vouée  à la chanson à  une heure de grande ecoute.
Et là  j'en arrive à  ce que j'ai  retenu de cette séquence.
Le realisateur a délaisssé à plusieurs reprises l'image de la vedette pour nous montrer dans le public des jeunes filles mais aussi des femmes ecraser leur larmes, parfois même  au bord du sanglot, submergées d' une emotion qui semblait sincere et incontrôlée. Elles restaient paisibles sans le masque simiesque que l'on reconnait souvent aux fans qui se déchaînent. Elles semblaient plutôt  dans le saisissement.
Et ici je m'interroge sur l'ascendant des chanteurs et de leurs chansons, car sinon l'homme qui etait entré  sur scène  avait tout d'un homme ordinaire, en costume, et dont rien augurait des effusions qu'il suscitait.
Je rappelle que sa presence avait ete tenue secrėte et que le public semblait "generaliste". Alors qu'en est-il de cette réaction ?
Ascendant des " people "....fragilité sentimentale...élan de masse...aujourd'hui est-il different d'hier dans le besoin d'aimer et d'admirer, dans le désir de se projeter ne serait-ce qu'un instant dans un monde qui semble meilleur ?

Edith pour le 18 fevrier.
Ps j'ecris sur une tablette et me confronte aux difficultés  du tactile...

 
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Contribution pour ce 18.2 avec mes salutations chaleureuses et joyeuses !
Brigitte


Pour aujourd'hui
Rythme réduit.
Il a neigé,
Pas s'agiter.


De l'archi plein
Hier, demain.
En entre deux,
Pas de fougueux.


A l'aurore blanc
Sus Orléans
Pour vendredi
C'est reparti !


Douze attablés
Pour la soirée.
Ca s'ra joyeux,
Autour du feu.


Mais maintenant
Etre vacant.
Je coince la bulle,
En majuscule.


Brigitte

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18 Février

Aujourd ‘hui,
la saison «  HIVER » se rappelle à nos souvenirs….flocons  virevoltant en lente danse avant de s’échouer…. …Qui, au ciel, a secoué les édredons, pour qu’il pleuve ces « plumes » blanches ? (référence  à une légende  liée à  mon enfance…)
Ephémère duvet blanc, comme une couverture d’aube ….. un voile de mariée caressant  la verdure des prés…
Et ce soir, dans mon rétroviseur, insolence du soleil couchant, qui nargue de ses teintes orangées , dans la grisaille  d’un ciel qui tombe à terre…Ma vue se trouble t- elle ??? Ou est- ce l’effet d’une brume hivernale qui fait fumer le bitume glacial de la route ???
Aujourd’hui s’en va déjà…. N’aura existé que quelques heures….
Bientôt, une page de plus tournée sur l’éphéméride…..
Intensité, diversité….de l’éphémère…

Dominique D

mercredi 17 février 2016

17 février 2016

Aujourd'hui ...
 
 
Aujourd’hui, 17 février
48ème jour de l’An 2016
Température extérieure à 7H30 :   -2°C
En faisant mon plein d’essence, ce matin, je constate que le prix du diesel est à 1,08€ le litre…
Mon sandwich de midi m’a coûté 3,90€ et le parcmètre 5€ pour la journée…
Le CAC 40 clôture à 4233,47points.
Le soleil s’est couché à 18H20.
Le coefficient de marée à ST MALO est de 49…. Marée morte…Lune gibbeuse croissante…
Qu’en sera- t-il le 17 février 2020, prochaine année bissextile ???
Pour le savoir, il faudra que l’aventure 29 Février, de JC BOILEVIN, perdure…
Tiens, JEAN CHARLES !!!! Aujourd’hui, en ce 17 février, te  remercie de cette belle aventure…Aucun chiffre à rajouter… Juste 5 lettres :  MERCI

Dominique D
 
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Le 17 février voici ma contribution. Bonne soirée. Brigitte

Aujourd'hui 19h30 ma descendance vient de repartir après de chaleureux moments passés. Vive les vacances !
Ce soir c'est de méditation dont je veux parler, et non de mes petits enfants et fiston chéris. Ceci car tout simplement j'ai envie de répondre vraiment à la question récurrente de mon petit fils de bientôt 17 ans.
Il m' interroge souvent : "dis Mamina, il faut se positionner comment pour méditer ?", "ça sert à quoi de faire de la méditation?" Je tente de lui donner des informations mais de façon trop parcellaire. Je me lance à le faire par écrit aujourd'hui.

Pour moi, méditer c'est avant tout me centrer, me situer. C'est comme prendre une boussole afin de trouver ma position, c'est  entendre ma petite voix intérieure toute d'authenticité, m'orienter.
Il me faut m'asseoir, peu importe d'être en tailleur, allongée ou simplement dans un fauteuil, je ne suis pas une puriste dans le domaine. Depuis plus de quinze années de pratique, j'ai adapté mon assise aux états dans lesquels j'étais. Le principal est de me sentir sur des bases solides, le dos bien dans son axe. Il faut avoir les yeux fermés, un corps le moins crispé possible, donc pas de machoires serrées, de posture demandant contraction. Il s'agit de passer d'une présence physique à une présence beaucoup plus subtile toute d'intériorité. Etre dans un espace feutré, sans bruit et savoir qu'aucun dérangement ne se fera est nécessaire.  Loin des fureurs et de l'agitation, quoi !

Fréquemment afin de me mettre en condition, si quelques tensions sont là, si j'ai du remue-ménage ou du remue-méninge un peu trop soutenu, je pratique un petit temps de relaxation. A savoir, occuper mon esprit en évoquant chaques parties de mon corps mentalement, ou bien en allant visiter un endroit imaginaire qui me convienne. L'objectif est de me mettre en état de semi-veille. J'ai besoin d'un temps variant de 10 à 20 mn pour y parvenir.

Une fois le décrochage effectué, s'il reste comme à l'accoutumée des bavardages intérieurs, il faut faire en sorte de devenir exclusivement spectatrice de ceux-ci. Pour reprendre les conseils courants "laissez passer les pensées parasites en imaginant qu'elles sont comme des nuages défilant au dessus des montagnes". Ne rien chercher à attraper, ne s'attarder sur rien, laisser filer, filer, défiler, filer, défiler ... en restant témoin neutre. Pas de jugement, de commentaire, ne pas s'accrocher à quoi que ce soit. Pas une mince affaire au départ que cet exercice !

En premier lieu il y a l'envahissement avec le film qui se déroule et vous qui le regardez. Exemples : " refaire le plein d'essence sans faute demain", "redire à untel de ne pas oublier ceci ou cela", "repenser à l'émotion vécue intensément", "revisionner le programme chouette, chouette ou l'altercation moche, moche survenu", "réfléchir au si bon bouquin" "visionner dans sa tête le documentaire extra du soir" . Oui, oui, il convient de laisser suivre sa route sans arrêter la grande farandole. 
Ouf, "la tempête sous un crâne" ou du moins les perturbations atmosphériques de départ finissent par s'atténuer. Et plus, on pratique, plus ça se fait vite et bien. La souplesse s'acquière comme avec la gymnasitque physique régulière pour le corps
L'image proposée n'est plus aux petits nuages sur la montagne mais au verre d'eau trouble. Ne plus l'agiter afin que les sédiments se déposent au fond, permet de parvenir au verre d'eau claire et transparente. C'est là le but du moment !

Ayant réalisé cette phase préparatoire, nous entrons dans le vif du sujet si je puis dire. Il ne s'agit plus d'avoir des écrans de fumée, des animations variées pour se distraire mais d'aller à l'essentiel. Là il est question de se trouver en face de soi même dans sa vérité toute nue. C'est à ce stade que bien souvent je réalise les pirouettes que j'ai pu accomplir afin de ne pas regarder les choses en face qui me gênaient. A ces moments de méditation inévitablement je ne peux qu'être au plus près de ce qui "est", point final ! A cet exercice, que de compréhension n'ai je réalisée, que de réponse n'ai je trouvée, que d'humilité n'ai je dégagée, que de joie n'ai je découvert, que d'instants décisifs pour mon devenir n'ai je vécu, que de gratitude n'ai je ressentie. C'est le grand rendez-vous avec l'heure de vérité !

Je pourrai poursuivre pour témoigner qu'avec les années des perceptions plus fines prennent le relais, mon intuition fémine s'affine de plus en plus, etc, etc. Mais il m'apparaît que pour une première approche cela est suffisant pour aujourd'hui.
De plus il est 20h 30 le lave-vaisselle attend d'être vidé, la maison d'être remise en ordre, les volets d'être bouclés, la poubelle d'être changée, le chat d'être nourri....
Ainsi va la vie, parfois en action, parfois en contemplation. Parfois installée sur son derrière de bouddha, parfois en dynamique ménagère, parfois en exercices de dextérité sur le clavier pour le "29 jours de Jean Charles".....

Brigitte

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Pas d'affolement ni precipitation, on est encore aujourd'hui  le 17 février pour 100mn !
J'arrive unpeu tard,  car le mercredi est mon jour, non pas mon jour sur un mode balzacien, mais le jour où  je me livre au negoce, quasi une activité  de boutiquiere dans l'antre de la recup', je veux parler d Emmaüs
 J'y tiens le stand de la mercerie, qui en toute simplicité  est appelée  dans les lieux "le rétro dentelle" pour le distingué  du "rétro " tout court qui designe le vêtement  vendu sur cintre, lui même different de la fripe vendue au poids.
Vous me suivez...je vous emmène  pour une visite au milieu du vieux linge, des brodries et des napperons, si vous vous retournez vous verrez les boîtes  de boutons, et les fusettes de toutes les couleurs, des fermetures eclair, unpeu plus loin des rubans et des coupons,et en avancant encore des rideaux et des coussins
Et en levant le nez la lingerie de nos grand-meres, des nappes anciennes et des pieces rares suspendues au plafond. Je ne serai vous faire l'inventaire, mais sachez qu'on a tout...
Le jeu consiste a donné une place a tout ça, de le retrouver et surtout d'en etablir le prix,. Certains sont fixes...une pelote de laine 50 centimes , mais ce joli corsage au jabeau de fine dentelle, combien...?moi, c'est l'instant que je préfère, lancer un prix et voir la réaction de la personne qui guigne sa découverte. Parfois une tentative de marchandage survient, là  encore  instant de finesse à  saisir à  l' instinct. Trois options : resister, ceder, transiger. Je les pratique toutes, mais je ne peux dire comment s'opère la decision pour l'une ou l'autre, mais ce que je peux livrer, c'est que c'est  un instant de plaisir !.


Edith



mardi 16 février 2016

16 février 2016


Lucien S




16FEVRIER

Aujourd’hui, j’ai découvert le verbe HUIR… Rien à voir avec le hui d’Aujourd’hui, ni même avec les Hui, ethnie chinoise, et ni même avec le hui, nom donné à certains hameaux du Morvan….

Mon accent de l’Est me fait prononcer OUI comme hui… Rime du OUI avec celle d’aujourd’hui….

Rassurez-vous, je n'huis pas…je laisse huir faucons et milans….

Je m’épate toute seule de ma découverte, en ce jour…. Ah ! oui, de nos jours, Internet, c’est plus rapide que d’ouvrir son dictionnaire… Au fait, mon dictionnaire, il me sert de séchoir et de pressoir… J’y range les feuilles d’arbre, glanées de ci de là, une étape avant de les ranger dans mon herbier de feuilles…

Aujourd’hui, point de feuilles ramassées, point rencontré de milan huissant, point à la ligne !

Dominique D


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Bonjour, hier je vous ai quitté la faim au ventre, une petite faim ordinaire...rien à voir avec celle qui tord les boyaux de l'homme dans une poesie de Prévert "il est terrible le bruit de l'oeuf dur cassé sur le comptoir d'etain pour l'homme qui a faim"... ( de memoire....à verifier)
Il est vrai qu'un oeuf dur ça vous cale un coin de joue pour un moment, le jaune se colle aux dents, il se deglutit lentement. Autrefois on en trouvait sur tous les comptoirs de bistrot, présentés dans un petit panier de fil métalliques tressés, en forme de pyramide avec la saliere tout en haut, telle, l'etoile du sapin de Noël.
On s'en saisissait sans façon, à peine ecalé, l'oeuf d'une main et la saliere de l'autre on se livrait au petit rituel bien rythmé alternant un soupoudrage, une bouchée. Je me souviens en avoir pris en guise de dejeuner, poussé par un café. D'autres le plus souvent l'accompagnaient d'une bière, mais moi, j'aimais le contraste entre la gorgée de café sucré arrivant sur quelques cristaux de sel restés sur la langue.
Aujourd'hui ce petit coupe-faim a été remplacé par des soucoupes de cacaouetes. ..C'est bon aussi...mais moins bien quand même !


Edith


lundi 15 février 2016

15 février 2016


aujourd'hui 15 Février un seul mot : A . . . demain


FEVRIER ELASTIQUE

Il aura beau s’étirer, se contorsionner,
sur ses pieds se hisser… pour être avec les grands,
il ne parviendra pas à devenir géant,
et ne restera… qu’un tout petit février !

Oh bien sûr, cette année il peut faire le malin,
comme dans la fable, la grenouille vis-à-vis du bœuf.
Mais c’est raté ! Malgré son prestigieux vingt-neuf,
il ne pourra pas se mettre sur son trente-et-un !

Soyons tout de même justes avec ce mois minus,
sans son petit côté excentrique, élastique,
nous ne ferions pas usage de toutes nos répliques.
Alors, rendons-lui les honneurs qui lui sont dus.

Depuis qu’on a lancé l’idée de rédiger
un texte en vers, prose, latin ou vernaculaire,
à chaque fois que février se fait téméraire,
les plumes de tous poils se remettent à cogiter !

Alors, février, qui est plus rusé qu’un singe,
nous promet pour longtemps encore ses amplitudes,
et même si le temps frileux est son habitude
En nous faisant écrire… il nous chauffe les méninges !

Dominique R
 15 février 2016
25 pluviôse an 224

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15 février
Une amie droguée d'ateliers d'ecriture, m'a fait parvenir l' histoire des "29 fevrier".   Je crois qu' elle a devine mon rapport interlope à  l'ecriture. Elle me lance, telle une bouée, un encouragement  à rejoindre le blog.
Aussi, aujourd'hui 15 fevrier, mi-temps du mois et jour du tiers provisionnel, me voilà ! Comme les impôts  sont un sujet qui fâche, je n' en parlerai pas.
Ce " je n'en parlerai pas" le temps de l' écrire il m'est venu à  l'oreille la voix d' Yves  Montand dans la chanson "le chat de la voisine".  Chaque couplet evoque un drame du monde, comme par exemple la peur du soldat à la guerre, et chaque fois il se termine par "je n'en parlerai pas" sitôt  suivi du refrain " il faut mieux glorifier le chat de la voisine qui fait ses gros ronron sur un belle édredon...don et mange du foie gras et ne chasse pas les rats !  "
Au fond cette chanson qui doit dater de la fin des Années 50, pourrait retrouver une actualité AUJOURD'HUI. Je m' en remets à chacun pour developper....car moi j'ai faim. A demain.


Edith

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POEME EN ...OUILLE POUR PETITES FRIPOUILLES

Ma  grenouille
Est partie en vadrouille
Rejoindre les cagouilles


Quelle andouille !
Cette grenouille!
Car aujourd’hui il mouille…


Je vais partir à la fouille
Pour retrouver ma grenouille
Car aujourd’hui, il mouille


Tous les recoins, je fouille
Me pique, ouille ouille, ouille
Et je patouille
Car aujourd’hui, il mouille


Cachée parmi les citrouilles
La voilà, Ma grenouille…
Alors qu'il mouille...


Je m’agenouille
Lui fait des papouilles
Alors ça me chatouille
Alors çà me gratouille
Alors qu'il mouille


Grenouille!
Tu m’as foutu la trouille,
Espèce de  fripouille!


Mais reviendrai pas bredouille
Et tant pis s'il mouille..
J'ai retrouvé ma grenouille
Parmi les citrouilles


Aujourd'hui c'est jour de nouilles
Ca illumine ma bouille
De petite fripouille
Alors que le ventre de ma grenouille
Silencieusement gargouille....


Dominique D

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Texte pour ce lundi 15 février, bonne réception de ma contribution. Brigitte
 
Aujourd'hui fut consacré en partie aux jours à venir.
Car c'est la PROGRAMMATION qui s'est affichée, sans volonté particulière de ma part, tout au long de ce lundi. Et ce, avec beaucoup, beaucoup d'instance.

Tout a commencé par l'heure du train de l'amie d'Auray qui va débarquer vendredi. Pas facile de trouver le créneau mais nous y sommes parvenues, avec ma foi pour cette première fois de la journée, une assez belle aisance. Même s'il fallait pour elle s'adpater à son programme du déjeuner et moi glisser son accueil sur le quai avec ceux des autres invités (au nombre de huit) qui seront là ce vendredi soir, ça s'est fait sans s'attarder !

Puis c'est Laura de Quimper, rentrant de Paris et bloquée dans son TGV à Rennes, qui a pris le relais. Là, il s'agissait d'essayer de caler un séjour pour Pâques dans son Finistère. Celle là de programmation n'est encore bien ficelée, mais m'a amené la grande joie d'explorer avec application les fiches horaires des trains, des correspondances en lien. Pas de blablacar à concilier mais de distrayantes listes à consulter, tout en même temps que d'écrire ou faire le SMS pour se coordonner avec la miss dans son train arrêté. Se pencher sur les directs, les correspondances, les autocars qui remplacent de plus en plus les trains pour les  heures creuses, quelle joyeuse galère. Mes petits yeux finissaient par se croiser. C'est à suivre pour cette affaire là.

Mais déjà la suivante s'annonçait, en ce jour destiné à la lecture de listes emplies d'heures et de minutes bien précises.
C'est tout naturellement et quasi dans la foulée qu'à la suite il m'a fallu me pencher vers des créneaux précis à consulter. A savoir et c'était aisé, les séances de cinéma pour demain. Cette amie là, rentre de Belgique via le train itou, mais là rien à signaler pas eu besoin de m'y pencher. Pour le ciné c'est demain à 21h.

Et entre temps, un mail général à mon petit réseau pour un concert dans bientôt. Immédiatement la question de "on se retrouve à quelle heure et où" est survenue. Mais il n'état déjà plus question de s'étonner à ce petit jeu de rendez vous à préciser. Puisque Aujourd'hui étant consacré à "qui veut le programme" à "demander le programme !" on sait faire. Il suffit  de s'écouter, de s'entendre, de s'ajuster pour faire conïncider les contraintes de chacun et respecter celles qui s'imposent. Y'avait plus à discuter, on ausculte l'agenda, on note, sait-on jamais, au stylo effaçable et l'affaire est dans le sac.

Il serait fastidieux de s'engager dans le détail des mises au point pour la venue de ma descendance mercredi, du départ jeudi prochain pour Orléans juste aux aurores. Pas besoin d'épiloguer sur ces ajustements là, ressemblant aux précédents.
Tellement fastidueux ces derniers soubresauts pour prévoir encore et toujours de surveiller la montre à tel moment de telle journée , que ce soir j'ai fermé les guichets avec détermination. J'étais sensée faire rappel aux groupes que j'anime, pour des changements de RDV fin mars mais j'y renonce pour aujourd'hui.

Curieux tout de même, un aujourd'hui dont le programme était tourné essentiellement à la programmation, ça amène grande ébullition, et risque d'implosion.
Me revient aux lèvres, à l'instant, cette chansonnette que nous fredonnions avec mes soeurs "quelle heure est-t-il madame Titine, trois heures et quart monsieur Placard, vous en êtes sur Madame Chaussure".
Me vient pour la suite : "A quand ton train monsieur Germain. Pas arrivé, TGV retardé mon cher Gégé. Pas étonnant avec ce vent, madame Clément. Même autrement  jamais à l'heure, monsieur le contrôleur. Ah, la valse d'horaires quelle horreur, madame l'écrivain du 21h 20, ça rend zinzin tu le sais bien"

La surchauffe des neurones en ce jour d'hui
est telle, qu'il ne reste qu'à dire bonne nuit !

Brigitte

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Aujourd’hui, je réceptionne le 9ème texte, pour notre jeu d’écriture mensuel  baptisé  METS TES MOTS DE…    Hasard ! Puisque je découvre récemment le METS TES MOTS d’ANDRE….
Tous les mois, la consigne change, ainsi que les mots imposés…. Pour  METS TES MOTS DE FEVRIER, Point de thème, mais insérer dans le texte qui ne doit pas dépasser 1300 caractères, au moins dix mots se terminant en   –OUILLE….
Aujourd’hui, j’ai posté 10 feuilles de 20cm sur 20cm…. Découpées dans un sac à linge en papier provenant de l’Abbaye de Fontevraud et qu’une amie, Michèle, m’avait rapporté, sachant que j’en trouverai usage, tôt ou tard…
Aujourd’hui, que de la pub dans ma boîte aux lettres !!!
Aujourd’hui,  me suis accordée le temps de boire deux thés!!!  Tout  en  traitant mails et autres contingences professionnelles, bien entendu… J’ai néanmoins savouré cette chaleur dans mon «  gosier »… et ce discret parfum qui a séduit mes narines…  Et puisque je viens d’évoquer le goût et l’odorat, que dire de mon ouïe ?? Point de chants d’oiseaux, mais son du téléphone…Que dire du toucher ??? Froissement de feuilles de papier que je recueille de l’imprimante… Que dire de la vue ???  surlignés d’un très discret trait d’eye- liner, mes yeux bleu vert de gris (selon le temps ) se fatiguent sur l’écran…..  Envie de les fermer, pour qu’ils se reposent… Ils attendront cette nuit…
 Aujourd’hui , mes cinq sens en éveil, ordinairement !


Dominique D

dimanche 14 février 2016

14 février 2016

 Aujourd'hui         arrivage  De chavirages exquis en tête de gondoles ?
amoureux  amarrés,  mariées hautes, marée lasse    ...
viking   ,utcher     ,  fischer   ,german ,  cromarty  ...
                                                                        Tamise,    manche est ,   manche ouest ....
(tous ces mots qui nous berçaient a la radio du dimanche soir  ,  devenus muets    )

échelle de beaufort
petites révisions météos avant de se risquer dehors ce   14 février          bonne chance   !
 



  Brume – fog

Gouttelettes d'eau en suspension dans l'atmosphère réduisant la visibilité. Dans les bulletins de météorologie marine, le terme « brume » est employé lorsque la visibilité est réduite à moins de 0,5 mille (1 km). Voir aussi Visibilité.



  Dépression - low
Zone où la pression est basse par rapport au voisinage représentée par une isobare fermée. Plus l'on s'approche du centre, plus la pression diminue. On dit d'une dépression qu'elle se creuse ou au contraire qu'elle se comble. Dans l'hémisphère nord, les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de la dépression.


  Indice de confiance
Indice informant sur le degré de confiance que le prévisionniste accorde à sa prévision. L'indice de confiance varie de 1 à 5, 5 étant le niveau le plus élevé. Les bulletins de météo marine diffusés par téléphone, télécopie, Internet et Minitel comportent deux indices de confiance, l'un pour la prévision des jours J +

Joël
 
 


14 FEVRIER LETTRES DE ST VALENTIN

Lente, mais vaillante, la plume tâte le papier Velin…

Aujourd’hui, il me vient… ( était-ce latent ??) que le vent est né d’une envie de bataille navale…

Je me lave les mains d’avoir écrit un tel navet… Naïve et talent éteint !!


(mots avec lettres contenues dans « Valentin »)


Dominique


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Contribution pour ce 14 février. Bonne soirée. Bien cordialement. Brigitte
Aujourd'hui, en cette soirée il y a des petites choses à considérer au creux de mes pensées. Outre le beau film vu au ciné à quelques minutes de chez moi cet après midi après le thé avec une complice, il y a d'autres petites choses à grapiller qui traversent mon esprit. Elles sont à saisir avec délicatesse car elles constituent les véritables "grains de beauté" à découvrir. Un peu comme une main qui caresse la peau, je traverse la vie en aimant m'extasier lorsque quelques aspérités, reliefs magiques me sont donnés à rencontrer.

Après un petit temps de concentration ce sont ceux de la Mamina en action hier soir, qui émergent particulièrement. Mamina de mes deux petits enfants devenus adolescents et des deux autres d'adoption vu hier soir en même temps. Tous ces minois au travers desquels je retrouve la bouille de l'enfant petit en même temps que le mouvement de celui en devenir. Il me semble entrapercevoir un quelque chose qui se retrouvera aux 20 ans. Avec des yeux de grand-mère on sait deviner cela, l'enfant chéri à l'intérieur du circuit de vie dans lequel il est engagé. Le coeur d'une grand-mère c'est ce renflement qui se fait dès l'arrivée de la progéniture aimée. C'est cet élan d'un inconditionnel qui fait que tout est bien, juste, que la confiance est présente fort, fort, que les voeux filent tous azimuts pour le meilleur pour eux. Et cela, même en étant une grand mère gâteau mais non gâteuse, qui sait que les épreuves sont nécessaire pour grandir, que chercher à leur éviter celles-ci ne serait pas obligatoirement bienvenu. Pour finir dans le domaine, un gros grain de beauté qui éclate en passant mon oeil sur  l'épiderme de ma vie. Ce sont ces éclats de joie avec eux, de part et d'autre, ces pétarades de rires insouciants, et puis ces yeux qui brillent en évoquant des jeux pratiqués, les nuits de vacances, ces situations qui réunissent, attendrissent et s'inscrivent au fond du fond du coeur.
Définitvement !

Petit grain de beauté qu'il m'a été donné de croiser ce jour: l'ambiance extérieure d'Aujourd'hui. Même si c'est encore l'hiver, se prépare le renouveau. C'était l'évidence en marchant. Un cri d'oiseau, un groupement de têtes jaunes de crocus, un bourgeon ayant laissé échapper un début de feuille d'hortensia, tous ces signes réunis pour enchanter le regard, donner d'un seul coup d'un seul le pas plus léger. Un pas où la foulée d'avril s'est faufilée. Et puis le vent, l'humidité referment ce qui est passé par l'entrebaillement de la fin de matinée. Bien trop tôt encore, ajustons le blouson, gardons l'oeil aux aguets mais aussi les gants ajustés jusqu'aux poignets. Il convient de percevoir ces petits grains prometteurs mais il faut patienter encore pour que l'explosion générale, la poussée irrestible se fasse d'un coup. J'ai le sentiment d'avoir aperçu des promesses à peine voilées et ce soir je les empile dans mon joli coffre à grains. Ce coffre à trésors des petits riens qui font beaucoup. Je crois que ces manifestations extérieures me donnent à sentir en mon intérieur comme la germination est avancée, comme le prochain printemps sera généreux. Oui, mon corps vibrera à chaque mouvement de cette énergie remontante, mon être entier se mariera avec le concert de gazouillis, les tapis vert tendre, les cerisiers en fleur, les ouvertures des fenêtres en  grand. Une ambiance qui fait se tourner vers tout de suite, puis très vite porte à regarder demain.
Inévitablement !


Ma pensée se faufile hors des explorations permettant de dénicher ces petits boutons encore repliés , qui une fois découverts, s'ouvrent tels des papillons. Je range mon filet, satisaite des grains détectés ce soir chez la grand maman et la promeneuse pour ce "Aujourd'hui".
Pas nécessaire d'accumuler plus qu'il ne faut, ne rien chercher et se laisser surprendre par ce qu'offrent les journées. Voilà l'attitude adoptée et la récolte achévée pour ce 14 février. Simplement j'apprécie de me situer à chaque trouvaille dans le plus pur émerveillement. Oui, c'est le cadeau idéal pour Amoureux de la vie, bien évidemment que récolter ces merveilleux petits grains.
Incontestablement !


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14 février

Spécialiste en chavirage


Ces jours-ci écoutant la radio, j'ai entendu qu'un bateau avait fait naufrage et que les équipes d'intervention étaient sur place, notamment les spécialistes en chavirage.

Spécialiste en chavirage... quel beau métier !

Intervenir sur les chalutiers, les paquebots, les super-tankers, ces monstres des mers, immenses, puissants et si fragiles quand ils sont blessés, le flan éventré et le bec dans l'eau. Je me prends à rêver de devenir spécialiste en chavirage.

Peut-être pourrai-je élargir mon champ d'intervention aux chavirages au sens figuré, à des situations sur le point de chavirer ? Conflits larvés en entreprises, crises politiques au sein d'un gouvernement, voire guerre sur le point d'éclater...

Je ne cacherai pas que ce terme de chavirage m'a surtout évoqué, instinctivement, le chavirement amoureux. « Quand j'ai rencontré untel, unetelle, j'en ai été tout chaviré... »

Mais, le vrai spécialiste en chavirage amoureux, est-ce celui qui pratique le sauvetage des chavirés d'amour, ou bien celui qui le provoque, ou bien encore celui qui le subit ?

Vais-je me lancer dans une grande enquête pour recueillir des expériences, des expertises, des témoignages afin d’étudier le chavirage amoureux ?


Jean-Charles